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Publié le par Salomon Bimansha

Lucien Laurent

 

 

Lucien Laurent (10 décembre 1907 à Saint-Maur-des-Fossés ; 11 avril 2005 à Besançon) fut un footballeur international français.

 

Dix fois sélectionné en équipe de France entre 1930 et 1932 (2 buts), Lucien Laurent inscrit le premier but de la 1er phase finale de la Coupe du monde 1930 contre le Mexique.

 

Son petit frère Jean Laurent était lui aussi footballeur.

 

 

 Carrière 

1921-1930 : CA Paris

1930-1932 : FC Sochaux

1932-1933 : Club français

1933-1934 : CA Paris

1934-1935 : FC Mulhouse

1935-1936 : FC Sochaux

1936-1937 : Stade rennais

1937-1939 : RC Strasbourg

1939-1943 : Toulouse FC

1943-1946 : Besançon RC

 

 Palmarès 

 

Finaliste de la Coupe de France 1928 avec le CAP

 

C'était le premier buteur d'une Coupe du Monde de foot, et le dernier à se souvenir de celle de Montevideo en 1930. A 97 ans, il est mort le 11 avril dans un hôpital de Besançon.

 

 

Nous sommes au Stade Penarol de Montevideo, le 13 juillet 1930. 6000 spectateurs. Il neige. Le premier match de la première Coupe du Monde a commencé depuis 19 minutes. Il oppose le Mexique à la France. Le score est de 0-0.

 

A cet instant, l’inter Lucien Laurent, numéro 10, 1mètre 62, galope vers le but. A droite, son ailier Ernest Liberati, lancé par le latéral Augustin Chantrel, est en train de déborder la défense mexicaine, il centre en retrait, Laurent reprend de volée et marque dans la lucarne d'Oscar Bonfiglio.

 

Les détails sont exacts, Lucien Laurent s'en souvenait très bien. Né en 1907 à Saint-Maur, joueur à Sochaux, premier buteur du premier Mundial, il en était aussi le dernier joueur survivant. Le 22 juillet 2000, il touchait encore la balle en donnant le coup d’envoi d’un match de gala Monaco-Nantes à Sochaux. Il se souvenait du voyage en paquebot, de Villefranche-sur-Mer à Montevideo, qui dura quatorze jours, des entraînements rigolade sur le pont du Conte Verde, partagé avec les Belges, et les ballons qui partaient dans la mer, le passage de l'Equateur et la fête sur le bateau ... l'escale à Rio...

 

A l'instant où Laurent marqua, ni lui ni personne n'eut conscience de l'importance de l'évènement. De retour d'Uruguay, Laurent reprit sa place de demi au FC Sochaux et à la chaîne chez Peugeot, sur la 201. Les décennies passèrent, valorisant d'autant plus ce but comme mille autres que les rangs s'éclaircissaient dans la génération de Lucien et qu'il finit par devenir le doyen des Bleus et de la Coupe du Monde, le dernier survivant du Mundial de Montevideo. Quand on s'en aperçut, vers 1990, on le revit dans divers galas et interviews, mais il était vraiment très vieux.

 

Ce 13 juillet 1930, contre le Mexique, la France, alignée en 4-3-3, menait 3-0 à la mi-temps. Elle remporta le match 4-1. Mais échoua à se qualifier pour les demi-finales, barrée par l'Argentine et par l'arbitre (si, c'est vrai, tout le monde vous le dira) après un match baston perdu 0-1.

 

En dix sélections chez les Bleus, Laurent ne marqua que deux buts, le second contre les Anglais, toujours sur un centre de Liberati, en 1931 à Colombes. Match passé lui aussi à la postérité pour une autre raison : c'est le premier à la fin duquel les joueurs échangèrent leurs maillots.

 

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Publié dans DOSSIER DU JOUR

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